Ravitaillement pour Roro en arrivant sur le spot bivouac du soir, Mulhouse 🇫🇷

Dans la vie sédentaire🏡:

Avant le voyage à vélo en Europe, Rossell était un chat que je nourrissais avec une alimentation industriel mixte moyen/haut de gamme (croquettes/pâtés).

Le sujet de l’alimentation est complexe car je veille à ce que mes animaux mangent avec le meilleur rapport qualité/prix. J’étais consciente que la gestion de la nourriture ne serait pas simple et que sur un voyage au long cours il faudrait s’adapter en donnant ce que je peux.

J’aurais pu tenter de me faire livrer une seule et unique marque, afin que Rossell ne change pas d’alimentation tout au long de mon périple. Mais cela me décourageait car de mon point de vue cela engendrait une charge physique et mentale.

  • Physique pour le poids des grands sac de croquettes. 
  • Mental: pour la gestion des lieux de livraisons.

Je suis partie avec l’idée de demander au maximum des déchets de viande au boucher, afin que les animaux soient alimentés avec de la bonne qualité et gratuitement. 

Je possédais tout de même un petit peu de croquettes et pâtées dans les sacoches, pour avoir un stock de sécurité.





La période de viandes offertes🍗:

Mission découpe du cadeau d’un boucher Drômois 🥩🇫🇷

En France, Mallo et Rossell ont pu profiter de la gentillesse des dons de déchets de viande des différents bouchers rencontrés. 

Pour se faire, je me présentais devant les bouchers en leur expliquant ma situation et l’ensemble de mes rencontres nous ont fait don de déchets. 

C’était vraiment super de fonctionner ainsi, car cela nous permettait:

  • De discuter avec de nouvelles personnes et de faire des rencontres,
  • De nourrir les animaux avec des aliments frais presque quotidiennement,
  • De ne pas transporter de poids « mort », puisque je leur donnais la ration de viande dès la pause suivante, (déjeuné, goûté, bivouac)
  • De faire des économies.

Les artisans me donnaient ce qu’il avait sous la main, il était rare que je donne la viande sans contrôler et car je devais trier pour limiter le gras à ingérer.  Rossell adorait ces moments, il se positionnait en assistant cuistot et jouissait des petits morceaux découpés avec amour par ses petits serviteurs. Il mastiquait ses morceaux de viandes avec envie et c’était plaisant de le voir apprécier la nourriture fraîche qui lui était offerte. 

Au fil du voyage en France, j’ai pu comprendre qu’il valait mieux que je sois clair avec la boucherie en les limitant dans la quantité du don. La générosité de certains boucher, peu parfois devenir encombrante et je n’avais pas de réfrigérateur pour la conservation donc la viande. Comme nous roulons la journée, les sacoches sont exposées au rayon du soleil et la conservation de l’alimentation humide est limitée. 

La difficulté à se ravitailler en viande a commencé au Nord-Est de la France, où les artisans ne comprenaient pas ma demande. En passant au Luxembourg nous avons rencontrés nos premiers refus catégorique. En Belgique, nous avons osé demander et cela à fonctionné mais dans les autres pays où je sentais le malaise et le bug de mes interlocuteurs. 

Dans les autres pays, les boucheries se faisaient plus rare et c’est à ce moment, que j’ai arrêter de demander. J’ai alors raréfié l’humide car je n’achetais que la viande « anti-gaspi » et je privilégiais la nourriture sèche. 

*Nous avons aussi eu la chance de rencontrer un boucher qui n’avait pas de déchets, mais qui c’est servi dans son étale pour préparer des steaks hachés pour nos compagnons ! Un plaisir de rencontrer cet homme bienveillant et généreux. 

L’alimentation de Rossell en voyage à vélo🥫:

Le voyage a commencé alors que Rossell était encore un chaton âgé de quelques mois, son petit corps demandait beaucoup de nourriture pour sa croissance. 

Rossell avait l’habitude de se nourrir plusieurs fois par jour. Afin de subvenir a ce besoin sans gâcher de la nourriture humide, j’ai acheté une petite boite alimentaire hermétique de chez décathlon. Cette boite nous servait de gamelle pour Roro et c’était vraiment utile pour conserver la fraîcheur de sa ration. 

Cette petite boite est placé dans un filet à l’extérieur du panier de transport de Rossell, ce qui me permet de lui proposer régulièrement de la nourriture et de lui donner s’il vient à la réclamer pendant les moment de pédalage. 

Au tout début, Rossell réclamait énormément de repas et les journées de vélo était looooooooongue, ensuite Roro a grandit et a prit son rythme de voyage. 

Dans la tente, Rossell a une petite gamelle de nourriture que je remplis avant la nuit et il mange à nouveau le matin entre le réveil et le démontage du camp. 

Dans les autres pays, j’ai continué de donner de la viande à Rossell, mais c’était plus exceptionnel et cela dépendait des offres. Je me rendais systématiquement dans les rayons anti-gaspi pour voir si je pouvais offrir de la nourriture fraîche à mes animaux. Dans les pays Scandinaves, j’ai pratiquement oublié l’idée d’acheter du frais, car les prix étaient vraiment trop élevés pour moi. 

En Norvège, c’était très simple de complémenter Roro avec de la nourriture fraîche, car Alex pêchait tous les jours.  Pédalant pendant 1 mois 1/2 dans les fjords, nous avons profité de l’abondance de poissons et plus précisement de maquereaux pour les repas. Rossell a donc régulièrement rempli son estomac de chair de maquereau, de brochet ou encore de perche. C’était dingue de voir la prise d’habitude et l’attraction que Rossell avait dès l’instant qu’Alex sortait son matériel de pêche. Roro se positionnait au pied d’Alex et le regardait sagement pêcher, ce qui mettait un pression à Alex car le petit félin refusait de se nourrir de nourriture industriel et n’attendait que la fin de cuisson de son poisson.

⚠️ Les poissons crus contiennent des bactéries et parasites dangereux, comme la salmonelle et la listeria, qui peuvent rendre le chien très malade. Pendant le voyage, j’ai donc pris la précaution de faire de les cuire avant de les donner aux animaux.

Roro, le meilleur des assistants pour les sessions de pêches 🐟🇳🇴

Pour ce qui est de l’hydratation, le chat est un animal qui ne boit pas autant que le chien. Il trouve son eau via la nourriture qu’il consomme. La nourriture de Rossell étant majoritairement de la viande ou de la pâtée (2/3 de nourriture humide) il ne boit que rarement de l’eau, mais cela ne m’empêche pas de lui en proposer régulièrement. 

Il a accès à la gamelle d’eau du chien lorsque nous sommes arrêtés et à vélo j’utilise le bouchon de la gourde afin que ça lui fasse une petite gamelle portable. En utilisant cette technique de bouchon rempli, cela me permets de ne pas m’encombrer d’une gamelle supplémentaire (que je risque de perdre) et de proposer de l’eau fraiche à chacune de mes pauses hydratation. 

Je choisi de le nourrir essentiellement de nourriture humide car les chats sont fortement exposés aux maladies et cela majoritairement à cause des croquettes: – 20% des décès sont liés aux maladies rénales et 30% aux cancers. 

Le chat est en moyenne dix fois plus exposé à l’acrylamide que l’homme. L’acrylamide est reconnue comme cancérogène avéré pour l’animal et possible pour l’homme. Chez les rats et les souris, elle affecte le système nerveux et la reproduction. Elle est également génotoxique, c’est-à-dire qu’elle peut affecter l’ADN et donc provoquer un cancer.

Pendant la journée de vélo, Roro sait très bien se faire comprendre et communique beaucoup avec son regard et sa voix. 

Pause hydratation après une côte en Bourgogne 🇫🇷

Facile de les alimenter partout ?🔎

Non, je ne peux pas dire qu’il était facile de nourrir Rossell dans chacune des régions et pays que nous avons traversés.

Nous avons pu voir qu’il était plus simple de nourrir le chat que le chien, car il y avait systématiquement des croquettes et de la pâtée dans n’importe quel rayon de magasin. Mais le chat ne mange pas n’importe quoi, et si l’odeur vient à lui déplaire, il est possible qu’il ne touche pas la nourriture bien que son estomac crie famine. 

Nous avons eu des cas  d’intolérances pour l’alimentation de Rossell durant ce voyage, mais changeant régulièrement de marques il nous était difficile de cerner la provenance (douleurs et des diarrhées déclenchées). Dès que nous constations des tendances positives ou négatives sur certaines marques, nous prenions note afin d’adapter nos achats. 

En bref:

En passant autant de temps avec mes animaux, je viens à parfaitement comprendre leur personnalité, leur crainte, leur préférence, leur envie…

Il est important de surveiller l’état de santé de nos compagnons pendant notre voyage. Si nous remarquons des signes de fatigue ou de maladie, il est important de prendre des mesures immédiates pour aider nos animaux. Rappelez-vous que votre chat est un membre de votre famille, qu’il n’est pas là de son gré, qu’il dépend de son gardien et que nous devons prendre soin de lui tout au long de votre voyage.

En résumé, l’alimentation d’un chat en voyage à vélo est un sujet important à considérer. Assurez-vous de consulter votre vétérinaire et ostéopathe avant de partir, de fournir à votre chat une alimentation adaptée à ses besoins, d’emporter suffisamment d’aliments et d’eau, et de surveiller régulièrement l’état de santé de vos compagnons. En suivant ces conseils, vous pouvez être sûr que votre chat sera en bonne santé et heureux.

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exister, vivre intensément

« Voyager n’est qu’une manière parmi d’autres de naître toute sa vie « 

~Anonyme