Arrivée des 80 kilomètres – Gravel Fever Festival

Comment ça se fait ?

Je tombe sur le post de nos potes parisiens (Camille et Clément) et celui-ci retient pleinement mon attention « 2 dossards Gravel Fever à gagner ! ». Me voilà piégée, je suis obligée de lire la totalité du post et de tenter ma chance pour ce concours qui a lieu dans moins d’une semaine.

Envie de folie ? Oui, l’opportunité de tester à nouveau un événement gravel.

Nous participons à ce concours Instagram, et nous sommes très contents de recevoir un message de Camille nous annonçant que nous roulerons ce week-end à Châtellerault !

Alexandre choisit de prendre un dossard sur la Gravel 140 kilomètres chronométrés. Le principe est très intéressant, car le chrono ne concerne que certaines portions du parcours. Cela permet aux concurrents de rouler à l’allure qu’ils désirent entre les segments.

Moi, je pars sur un dossard pour la 80 kilomètres SOLO. Un parcours qui n’est pas chronométré et qui peut se faire en dossard DUO ou SOLO.

La préparation ?

Outfit du jour pour le Triban 120

Pas de préparation particulière, je n’ai pas pratiqué de gravel depuis la GravelMan (en mars 2024) et je ne suis pas beaucoup monté sur mon vélo ces dernières semaines/mois…Mais peu importe (du vélo, des potes, du soleil et de la bière) ça promet d’être cool !

Alex n’a pas de Gravel et n’a jamais pratiqué, mais ça aussi peu importe, ça promet d’être cool !

Grâce à Léopoldine, un Gravel est dégoté dans la semaine. Tout juste le temps de sortir les cuissards, de rouler sur une sortie de 50km et de patienter pour nos départs de dimanche.

L’événement n’étant pas loin de la maison, nous avons laissé le petit chat à la maison pour n’embarquer que notre compagnon canin. Nous avons loué un petit Airbnb en ville, et quelle surprise en arrivant sur place… Notre studio se trouve au 4ème étage avec escaliers en colimaçon.

Nous rejoignons le village de l’événement où nous récupérons nos dossards, retrouvons nos potes et partageons une bière (ou deux) dans la superbe ambiance et les animations du festival.

Dimanche 15 septembre, c’est parti !

Le réveil sonne, le parquet grince sous nos pas et les voyageurs des étages du dessous sont probablement heureux d’être réveillés à 6 heures un dimanche (désolée !).

Alex prend place sur la ligne de départ du 140 kilomètres avec une appréhension (petite) et une prise de conscience de la distance et discipline qu’il va découvrir.

Le départ se fait à 8h, il caille ! Je suis là pour l’accompagner et l’encourager ! Et cela, bien plus chaleureusement que les 7 degrés qui nous accompagnent. Alex est bien entouré pour ces premiers coups de pédales, car il prend le départ en compagnie de son cher ami, Clément (ainsi que des potes avec qui nous avons passé la soirée de la veille, au top !).

Il est souriant et après le décompte, les GPS se déclenchent et Bip dans tous les sens (Bip! Bip! Bip!…). A ce moment je ressens comme une cocktail d’émotions, mais j’espère surtout qu’il profite pleinement de sa course et me revienne en entier. Je suis déjà tellement presée de le retrouver !

De mon côté, je dois patienter 2 heures avant de prendre mon départ pour la 80 kilomètres en solo.

Ces deux heures me donnent le temps de promener Mallo en bord de Vienne et de profiter de sa douceur pour calmer mon impatience grandissante. Je dis au revoir à ma merveille canine, j’ai un pincement au cœur et j’informe la petsitteuse que je devrais pouvoir le récupérer aux alentours de 16h30 en fonction de mes jambes et de mon matériel. Suspens.

Il est 9h30, l’heure de clipser les pédales !

Je suis la première à prendre place et me positionne légèrement en retrait de la ligne de départ afin de profiter du rayon de soleil qui me cajole et m’apaise (le calme avant la tempête). Les concurrents se positionnent tous derrière moi et me laisse en première ligne malgré mes justifications. Bon, j’ai une centaine de concurrents derrière les roues de mon vélo. J’espère ne pas glisser, ou avoir un couac de GPS, dans le premier virage…

10 heures, le départ est lancé.

Les premiers 80km DUO me doublent et s’élancent fortement, l’écart se creuse en trois coups de pédales. Je me retrouve rapidement seule, je m’y attendais. J’ai un rythme un peu « bâtard » (et un manque de condition physique évidente) qui ne me permet pas de suivre les rapidos, mais j’appuie assez pour ne pas être dans les derniers pelotons.

Je m’occupe en me concentrant sur moi-même, puisque je suis ma meilleure copine de vélo… Je me prépare mentalement à encaisser les 80 km alone.

Le compteur affiche 30 km lorsque je reçois un message de mon amoureux qui s’éclate sur ses 60 premiers km. Le parcours sur lequel je roule est sympa et bucolique. Je passe par le très joli Lac de Saint-Cyr avant de rejoindre le premier ravito au pied du Château de Dissay.

Château de Dissay

Le ravito est bonne ambiance et nous sommes accueilli comme des rois, en fanfare, avec beaucoup de choix et d’intentions des bénévoles.

Je m’arrête le temps d’une musique pour remplir ma gourde d’eau et grignoter deux abricots séchés. Je repars rapidement, car je n’aime pas me poser trop longtemps lors de mes efforts physiques. Je ne pensais pas qu’il y aurait d’aussi beaux ravitos, j’avais prévu assez de barres pour être en autonomie sur ma sortie.

J’emprunte une longue descente, rapide et très caillouteuse où je lâche les freins. Je frôle l’explosion de jauge d’adrénaline lorsque je dérape deux trois fois en pleine descente. Une petite voix dans ma tête sonne l’alerte, mais le corps n’a pas l’aire de saisir l’info. Il faut que je verbalise et m’ordonne à haute voix de faire attention pour que je saisisse les poignées de freins et réduise ma vitesse…50 km/h dans la caillasse, ça pourrait faire quelques dégâts.

Arrivée à la barre des 55km je sens que la machine commence à baisser en lucidité. Je rattrape deux hommes et suis le mouv pour recharger mes batteries physique et mental. Nous échangeons quelques histoires et partageons plusieurs kilomètres ensembles, dont une jolie côte qui convie l’acide lactique à ma sortie.

Lors d’une descente, je m’enflamme et prenant de la vitesse j’oublie de rester alerte aux changements de direction inopinés de mon GPS. Il va falloir que je télécharge un fond de carte, car cette première utilisation en évènement me montre qu’en l’état ce n’est pas fiable et c’est inconfortable.

En traversant Colombier, j’aperçois une petite équipe de souriants signaleurs qui m’encourage à emprunter la courette de gauche afin de rejoindre le second ravito. Ce ravito tombe au poil, et je profite de deux chansons bretonnes pour apprécier un TUC, une bouchée de pain au St Môret et un verre de coca.

La masse de cyclistes prolongent la pause, pendant que je reprends la route solo, afin de ne pas casser mon rythme. J’ai l’impression que l’apport salé m’a fait du bien et a reboosté corps et esprit.

Les chemins forestiers sont étonnements sablonneux, mais quel plaisir de les emprunter ! Un groupe de cyclistes que je croise et recroise depuis le début lance la conversation. Ils sont étonnés de me voir à l’assault d’évènement gravel sur mon Triban 120 « ça va avec ton vélo, tu t’en sors ? » et bien… ils me posent une colle là ! Puisque je suis sur le même parcours qu’eux, et que je les doubles … comment trouver les mots justes ? « Héhéhé beh oui, comme tu peux le voir, ça roule ! ». Ils se mettent évidemment à comparer nos montures, et sont étonnés du voir un vélo si « peu cher gérer et passer sur ces parcours ». L’un d’eux vient à avoir une LUMIERE, lorsqu’il dit à ses collègues « mais peut-être qu’il suffit d’avoir des bonnes jambes pour avancer à vélo »… Ouais ouais ouais… Enfin… 🤭

Je sors de mon avant-dernière portion gravel en arrivant sur la commune de Scorbé-Clairvaux et traverse le champ de foire avant de retrouver la voie verte Sylvain Chavanel.

La map nous fait poursuivre sur un petit chemin accidenté qui engendre beaucoup secousses et fait dérailler la chaine de mon vélo. C’est donc à 7 kilomètres de l’arrivée que je pose le pied pour noircir mes mains de cambouis où je m’active afin de ne pas perdre trop de temps. Quelques concurrents me doublent, et j’avoue que je râle un peu de cette situation. J’enfourche mon vélo, rattrape et redépasse l’ensemble des cyclistes. J’espère que le matériel tiendra sur les 7 kilomètres restant et je me motive en décomptant les kilomètres pédalés.

Les cheminées de la manufacture maintenant en ligne de mire, je suis satisfaite en rejoignant la ligne d’arrivée et prends un grand plaisir à recevoir ma médaille de finisher. La bière de l’arrivée est excellente, la pizza succulente et l’ambiance très sympa. Un très beau ravito de fin de course !

Je suis ravie de ma sortie sur 80 kilomètres SOLO réalisée seul presque tout du long que je boucle en 4h34 (4h04 en déplacement) avec une moyenne de 19,7km/h ! Pas peu fier de ma performance !  Il n’y a pas de classement car la 80km duo et solo n’étaient pas chronométrés.

J’informe la petsitteuse que mes jambes, mon mental et mon vélo ont été plus efficaces que prévus puisqu’ils m’ont fait arriver deux heures avant l’horaire estimé.

Une heure après mon arrivée j’aperçois mon cher Alex, qui fini sa première (sortie gravel) course gravel un peu fatigué mais très content de son expérience. Je suis contente de le retrouver et j’ai très envie que l’on échange sur nos ressentis et expériences.

Un peu sec à l’arrivée

Dans la foulée, Mallo nous a rejoins et nous avons pu boucler ce superbe week-end autour de bonnes bières avec les copains !

Merci à Camille pour son concours. Merci à Léopoldine pour le vélo. Merci à l’organisation pour ce superbe évènement. Merci les copains pour ce week-end au top (Clément, Camille, Elise, Romain, Léopoldine, Kévin). Merci à Lucille pour le petsitting de Mallo et les photos durant ma course.

Clôture d’une superbe journée

Liste de matériel pour ce Gravel Fever Festival :

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