Aujourd’hui, cela fait deux ans que notre vie de Cyclo-nomade a pris fin, donnant naissance au voyage @syklopattes.
Il s’en est passé des choses en deux ans… DEUX ANS ! Vous vous rendez compte ? Moi pas vraiment. Parfois… même souvent, ma vie à vélo me manque. Souvent… même très souvent, j’en suis nostalgique.
Je me demandais comment allait se dérouler cette nouvelle aventure qu’est, le retour d’un voyage à vélo de 9 mois. Je me demandais comment les Syklopattes allaient supporter le retour à la vie normée. Et oui, vous aviez raison, le retour à la « vie normal » me secoue… et cette aventure m’est très houleuse, un peu comme les vagues de l’océan.
Mais parfois, l’océan se calme et mes esprits aussi. À ce moment je parviens à dompter mes flammes. Je parviens à positiver ce retour à la vie dite normale, en prenant conscience que j’ai eu la chance et le courage de vivre et de vibrer à 100%.
Petit à petit, je prends conscience (lorsque je m’accorde ce temps de réflexion) que j’ai pu rencontrer Lucie. La Lucie. Lucie qui c’est toujours senti pleine d’amour, pleine d’aventure, pleine de sensibilité.
Lucie qui a souvent ( en fait toujours) été la nana bizarre, aux envies différentes « mais qu’est-ce que tu fou à te balader 2h seul sous la pluie !? Personne ne fait ça! ».
Bien si, moi. Lucie et il y en a d’autres, qui portent d’autres prénoms. Des êtres qui vibrent de manière consciente ou inconsciente. Des vibrations indescriptibles qui vrombissent de manière viscérale.
C’est ce que je ressens, souvent.
Alors depuis mon retour à La Rochelle, j’en ai eu des moments de houle. J’ai bu quelques fois la tasse.
J’avais laissé ma boîte à malheur sur la plage pensant et espérant qu’elle se fasse prendre par les vagues. Mais à mon retour elle était là, avec toutes les plaies, encore presque béante. C’était intense. C’était nécessaire.
J’apprends aujourd’hui à les soigner, prenant de temps de me soigner. Cette aventure là, est nécessaire. J’ai l’impression parfois de le vivre comme un périple tumultueux.
Cependant, je sais de manière viscérale que ce chapitre doit être écrit afin de me permettre d’en écrire d’autres. Ce chapitre, va permettre de retirer la coupole qui canalise cette flamme.
Afin de lui donner toute sa légitimité à briller.


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