Evasion en 283 kilomètres en 7 jours de vélo – 6 nuits de bivouacs – douches et baignades 100% nature.

SOMMAIRE :

  1. Introduction
  2. Carnet de route : Bienvenue dans mon journal de bord Creusois
  3. Liste de matériel
  4. Parcours
📍Bénévent-l’Abbaye – Creuse – France

INTRODUCTION :

La Creuse, un nom qui évoque des étendues lointaines et inexplorées, semblait être un territoire presque mythique dans mon esprit. Avant de m’y aventurer, j’imaginais un espace presque vide, une « diagonale du vide » comme décrit dans mes cours d’histoire géographie, un lieu où la vie semblait avoir cédé la place à l’oubli. Des terres désolées, sans arbres ni signes de civilisation, peuplées seulement de quelques âmes égarées cherchant refuge loin du tumulte moderne.

À mon arrivée, la réalité de la Creuse a défié chaque préconception. Loin d’être le désert que j’avais envisagé, j’ai découvert un département vibrant de vie et d’authenticité. Les paysages déroulaient leurs courbes généreuses, tapissés de verdure luxuriante. Chaque bourg révélait une nature intégrée parfaitement à la vie quotidienne, et les habitants rencontraient, avec une conscience profonde de leur environnement, semblaient choisir cette vie en pleine conscience, embrassant pleinement leur existence.

La Creuse n’était pas le vide, mais un lieu palpable, vibrant, qui m’a profondément animée et transformée, loin de l’image réductrice que j’avais autrefois.

📍Bénévent-l’Abbaye – Creuse – France

Bienvenue dans mon journal de bord Creusois

Jour 1: Crozant – Maubrant | 37 kilomètres.

Vendredi après-midi, nous étions arrivés dans le département de la Creuse, découvrant ses reliefs et virages depuis notre voiture. Nous avions garé le Teepee dans le village de Crozant, d’où allait partir notre circuit.

À peine descendus de la voiture après des heures d’impatience, nos jambes réclamaient de s’étirer.

« CLIC! » « CLIC! » Les sacoches étaient fixées aux porte-bagages, et les animaux trépignaient de joie.

« CLAC! » C’était le son de l’attache de la remorque au vélo. La chaleur pesait et le terrain était accidenté. Je me demandais comment j’allais gérer. C’était le départ, nous laissions notre voiture en lui souhaitant une bonne semaine de repos.

Une montée pour activer le cardio, puis une descente pour savourer la vue, le chat s’éclatant dans son panier. Les sourires figés sur nos visages, les vacances étaient officiellement lancées !

Surpris par la rapidité avec laquelle les Syklopattes reprenaient leurs habitudes de voyage, je savourais la chance de partager la route avec ma famille.

Ce premier jour à vélo, nous avions traversé la cité médiévale de La Souterraine, prenant le temps d’admirer l’église Notre-Dame et la porte Saint-Jean, un centre-ville charmant. La majesté de la porte me transportait dans le temps, imaginant les histoires qu’elle avait vues passer.

Nous avions fait une pause au magasin pour nous ravitailler et trinquer à cette première journée réussie.

Plus tard, une descente avait suscité une crainte inédite chez moi, malgré plus de 10 000 kilomètres parcourus. Près d’un virage, je doutais de ma technique et de ma sécurité.

De retour aux vélos, une tache d’huile marquait ma nouvelle sacoche. Alex examinait le problème : le joint de frein avait lâché. Il ne restait que le frein arrière, déjà bien usé.

Nous avions redescendu quelques kilomètres et, explorant les cartes, avions repéré un étang potentiel pour la nuit. Mais à peine avions-nous envisagé de nous y installer qu’un pêcheur nous informait que c’était un lieu privé, prisé par des pêcheurs du monde entier.

Pour éviter tout dérangement, j’avais contacté le propriétaire pour demander l’autorisation de bivouaquer. À notre grande surprise, Maxime, le propriétaire, avait accepté avec enthousiasme. Il nous souhaitait un agréable séjour et une excellente découverte de la Creuse.

Ravis de cette nouvelle, nous avions monté le camp, cette première journée à vélo confirmant nos attentes positives pour la suite.

Nous nous détendions dans nos fauteuils de camping, revivant les moments forts de cette journée exceptionnelle 🍻

📍Etang de Maubrant – Installée dans le fauteuil – Pleine de gratitude ✨

Jour 2: Maubrant – Bourganeuf | 49,57 kilomètres.

Le réveil était frais et je remballais rapidement mes affaires pour sortir découvrir les surprises que cette nouvelle journée nous réservait.

Je ne pense pas qu’il puisse y avoir de meilleures recettes pour démarrer une journée. Une famille (presque complète 🐴), la brume qui enlaçait l’étang sous les premières lueurs du soleil. Époustouflant !

Je vous laisse regarder par vous même le diaporama avec les 6 photos prises au petit matin.

Après que je me sois bien amusée avec mon appareil photo en tentant d’immortaliser au mieux cette matinée. Tout le monde est prêt à repartir… Enfin tout le monde… sauf le chapitaine. Ce n’est pas faute d’appeler Rossell en l’informant du départ. Je me doutais qu’il n’était pas loin, mais j’ai dû faire de nombreux aller-retour à l’aide de la localisation de son GPS pour découvrir qu’il était finalement juste là, posé au soleil dans les hautes herbes à faire la sieste. Partir à l’aventure toute la nuit, ça lui avait bien fatigué les coussinets. Dure vie de chaventurier.

En attendant, je n’avais toujours pas de solution pour mon frein avant. Le magasin de vélo le plus proche était à 40 km et fermait à 12h00. Je me suis donc résigné à ne pas trouver de solution sur le week-end. Je devrai anticiper parfaitement mon freinage pour ne pas prendre trop de risque.  Alex a donc dû reprendre la remorque pour limiter le poids sur le demi-frein qu’il me reste. 

Sur la route, nous avons tenté d’être le plus discret possible en traversant la campagne, sans la perturber dans son intimité. Nous avons rejoint la ville du Grand-Bourg pour le petit-déjeuner, où j’ai pleinement apprécié la sympathie des personnes que nous avons croisées à la boulangerie.

Parmis les jolies villes de notre itinéraire, nous avons eu le plaisir de traverser le village de Bénévent-l’Abbaye. Un village marquant, qui se laisse désirer, en offrant des subtilités de sa richesse au fil des mètres pédaler. Bénévent-l’Abbaye nous a offert de jolies vues et cela peu importe l’angle et la distance.

Une grandre descente nous a permis de rejoindre expressement la terrasse de l’Auberge du village de Châtelus-le-Marcheix. Nous avons sauté sur l’opportunité de cette terrasse ombragée à l’accueil chaleureux pour remplir gourdes, batteries et estomacs. Un excellent déjeuné maison, accompagnée d’une bière locale rafraîchissante pour nous donner les forces nécessaires pour nous laisser dévaler le kilomètre restant nous permettant de rejoindre le bord du Thaurion.

Nous avons longuement flâner et fait la sieste au bord de cette rivière, pour laisser passer les heures de hautes températures.

C’est aux alentours de 18 heures que nous avons repris les vélos en direction de Bourganeuf. Ayant majoritairement de la montée, je me suis chargée de nouveau du carrosse de Mallo pour soulager mon binôme. Les 15 kilomètres qui nous séparent de notre lieu de bivouac étaient vraiment superbes, à travers de jolis bois mélodieux.

Pour le bivouac, nous nous sommes engouffrés dans un petit chemin en bord de route. Pour cette nuit, nous dormirons sous les étoiles, à la lisière d’un champ avec une jolie vue sur le versant d’en face.

Jour 3: Bourganeuf – Lac de Vassivière | 30,43 kilomètres.

La nuit a été étonnamment bruyante ! Ce n’étaient pas les véhicules motorisés qui nous ont perturbées dans notre sommeil, puisque la dernière voiture est passée à 20 h. Ce sont plutôt les divers cris d’oiseaux nocturnes, au-dessus de la tente, qui ont régulièrement ouvert nos yeux sous la lueur de la lune.

La douceur de notre réveil entre champs, forêt et fougères est agréable. Les vélos sont parés à reprendre la route et j’appelle les animaux à rejoindrent leur poste respectif. Après ses deux nuits de libertés, Rossell a déjà repris le rythme du voyage. C’est vraiment super de voir la rapidité à laquelle il reprend cette routine.

En ville, nous tentons d’optimiser notre temps car la météo annonce une journée très chaude avec une rapide montée en température. Nous voulons nous réfugier au bord du lac rapidement pour ne pas souffrir de cette chaleur, alors nous avons acheté de quoi préparer rapidement de bons sandwichs et nous avons repris la route avec en ligne de mire, le Lac de Vassivière.

L’titinéraire pour rejoindre le lac est fantastique, à l’ombre des arbres, peu de fréquentations, de jolis hameaux, des sources et des cascades. La chaleur s’invitant petit à petit, nous faisons une halte au bord de La Maulde, afin de rafraîchir l’équipage pour tenir confortablement les 10 derniers kilomètres.

À mesure que nous avancions dans le dernier quart du parcours, l’environnement devenait plus exigeant, dépourvu d’arbres pour nous offrir de l’ombre. Les animaux exprimaient leur malaise face à la chaleur croissante qui, kilomètre après kilomètre, semblait alourdir chacun de nos gestes.

Mallo met ses chaussures pour protéger ses pattes de la chaleur du goudron lors des montées. Nous avançons avec soin, veillant au confort des animaux, mais bientôt, Rossell manifeste son mécontentement par des miaulements insistants. Dans ces instants, il est crucial de réfléchir vite et bien pour minimiser leur inconfort. À seulement trois kilomètres du but, nous nous accordons des pauses à l’ombre tous les kilomètres, jusqu’à ce que le splendide lac de Vassivière s’offre à notre vue.

La présence du lac apaise mes inquiétudes et allège ma conscience, même si la température n’est pas extrême (30 degrés), la pensée de mes animaux affectés par mes décisions me pèse.

Le rivage du lac est prisé, et il n’est pas facile de trouver un endroit tranquille. Nous nous installons finalement à l’ombre des arbres, les pieds dans l’eau. Comme par réflexe, Mallo patauge puis creuse un trou pour s’y blottir. Rossell explore un peu avant de manger une boîte de pâtée et de s’endormir dans la remorque pour l’après-midi. Nous profitons également du site pour nous baigner et nous détendre, immergés dans le lac de 13h à 20h.

À la tombée de la nuit, alors que les touristes regagnent leurs logements, nous avons tout le loisir de choisir un emplacement de choix pour notre tente, le plus beau de nos vacances.

ncore une nuit passée sous notre moustiquaire, une pratique que je n’avais jamais adoptée lors de nos précédents voyages mais qui, ici, m’attire particulièrement.

Dormir à la belle étoile, protégés seulement par une moustiquaire, transforme véritablement notre expérience du camping, surtout lorsque le climat le permet. La proximité avec la nature rend ces nuits exceptionnelles.

Jour 4 : Royère-De-Vassivière – Felletin | 42 kilomètres.

J’ouvre les yeux et aperçois à travers la moustiquaire un petit écureuil pas comme les autres #Rossellpassiongrimpe 🐱.

Excellente nouvelle ! Ce fut notre dernière journée avec des températures au-dessus de 30 degrés.

L’eau du lac était encore agréablement chaude ce matin-là. Dès l’aube, nous étions les seuls à en profiter. Après avoir levé le camp, nous avions saisi cette belle occasion pour nous baigner. Je n’étais généralement pas très à l’aise dans l’eau, mais ce moment était absolument fantastique.

Nous avions repris notre route avec une profonde gratitude et continué tranquillement notre périple.

À proximité du Lac de Vassivière, la charmante ville de Royère-de-Vassivière était l’endroit parfait pour notre petit-déjeuner. Les commerçants, souriants et bienveillants, avaient rendu notre halte particulièrement agréable. Nous y avions rencontré plusieurs cyclotouristes, dont un jeune homme très aimable qui avait donné à Alex des conseils précieux pour les freins de mon vélo. Un autre couple, charmant, débutait en cyclotourisme, adaptant matériel et itinéraire pour en maximiser le plaisir.

Un petit rappel méritait d’être fait : que ce soit avec un vélo électrique, un vélo couché ou un tandem, et quelle que soit votre condition physique, il était souvent possible d’ajuster l’itinéraire et la pratique pour trouver du plaisir.

Nous avions l’immense privilège d’explorer le magnifique plateau des Milles Vaches. Quel bonheur de s’immerger dans cette nature exubérante, surtout en plein mois d’août, lorsque l’envie d’évasion était à son comble. Avec les températures qui grimpaient, je profitais de chaque occasion pour rafraîchir mon compagnon canin, que ce soit au ruisseau, à l’abreuvoir ou à la rivière.

Notre route avait continué de nous émerveiller avec ses montées et ses descentes, nous menant jusqu’à Saint-Quentin-la-Chabanne. Nous nous étions arrêtés à l’ombre, près d’un petit ruisseau, pour profiter de la fraîcheur et attendre que la chaleur diminue.

L’ascension vers la ville avait mis Alex à l’épreuve, mais il avait réussi à tirer la remorque chargée avec brio. Nous étions ensuite passés par Felletin, l’une des plus anciennes villes de la Creuse, reconnue pour être le berceau de la tapisserie, un art ancestral inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO.

Nous avions fait une halte dans un magasin pour nous ravitailler, et j’avais profité de cette pause pour chercher un endroit sympa pour bivouaquer. En explorant la carte, j’avais eu une bonne intuition sur un coin situé à seulement quelques kilomètres de là.

Nous avions demandé aux animaux de patienter un peu, avant de trouver un magnifique spot en bord de la Creuse. Le coucher de soleil colorait le paysage et la rivière juste au pied de notre tente, offrant un cadre parfait pour une baignade.

L’endroit était sécurisé, ce qui nous permettait de laisser les animaux en liberté sans inquiétude. Rossell était heureux de pouvoir divaguer librement et Mallo, euphorique, avait découvert des sandwichs abandonnés sur place—un véritable trésor.

Après notre baignade revitalisante, nous avions fait la connaissance d’Hugo, un voyageur à moto. Nous avions échangé quelques anecdotes le temps que sa compagne le rejoigne.

Jusqu’à présent, notre aventure de cyclotourisme en Creuse avait été fantastique. Les paysages, les lieux de baignade, les bivouacs, tout était exceptionnel !

Jour 5: Felletin – Lussat | 49 kilomètres.

Après une nuit réparatrice, nous nous étions levés pour savourer un café sur une terrasse à Aubusson. Nous avions opté pour la terrasse de « Chez Armand » pour admirer la splendeur de cette ville. Réputée mondialement pour ses tapisseries exceptionnelles, produites depuis le XIVe siècle, Aubusson, avec ses racines gallo-romaines et le Camp des Châtres datant de l’âge du fer, est fortement imprégnée par son illustre industrie de la tapisserie.

Après avoir quitté Aubusson, nous avons traversé un paysage en pleine mutation, où les rivières et les bois cédaient peu à peu la place à des étangs et des champs. En cours de route, nous sommes tombés sur un étang pittoresque parfait pour notre pause déjeuner.

Cet endroit, nommé « La Naute », se démarquait par son cadre idyllique et son équipe accueillante. Là, nous nous sommes délectés d’un fondue creusoise, spécialité régionale à base de camembert fondu accompagné de frites, qui nous a si bien rassasiés que nous avons succombé à une longue sieste l’après-midi.

Après notre copieux déjeuner à « La Naute », nous avions lentement repris notre route, serpantant à travers les champs pour atteindre un petit lac près de Lussat.

Ce soir-là, le site choisi pour le bivouac n’était pas aussi isolé que d’habitude. En effet, l’arrivée progressive de vans et de camping-cars indiquait que nous étions sur un spot Park4Night bien fréquenté. L’intimité était moindre, aggravée par les moustiques qui semblaient avoir élu domicile pour la nuit.

Alors que la nuit tombait, un cri d’alerte animal nous avait brusquement sortis de nos duvets. Rossell, à l’extérieur, m’avait d’abord fait craindre qu’il ne soit en danger, peut-être menacé par un renard. Mais après une recherche rapide, nous l’avions trouvé perché dans un arbre, perturbant simplement un oiseau par sa présence.

Nous avions rappelé Rossell et lui avions demandé de descendre pour mettre fin à cette perturbation. Heureusement, il avait obéi, abandonnant l’oiseau pour redescendre de son perchoir.

Malgré les éclairs et le grondement de l’orage cette nuit-là, les bruits ne m’avaient pas dérangée outre mesure, et j’avais continué à dormir paisiblement, malgré le bourdonnement incessant des moustiques.

Jour 6: Lussat – Bonnat | 55 kilomètres.

Le réveil était humide et lourd, une sensation inhabituelle par rapport à nos précédents bivouacs où la baignade rafraîchissante était de mise.

En levant le camp, alors que je profitais d’un moment de pause nature, un chant familier a traversé le silence matinal. Alex et moi, surpris, avons échangé un regard incrédule : « Tu as entendu ça ? ». Ce chant, qui avait ponctué nos neuf mois de voyage à vélo, résonnait à nouveau. Dans l’empressement, j’ai replié rapidement ma béquille et me suis écartée du chemin pour mieux observer les environs, espérant apercevoir cette silhouette familière. C’était la grue cendrée, le majestueux échassier d’Europe, croisant de façon inattendue notre route. Sa présence était un véritable cadeau pour nous.

Nous avons ensuite repris la route vers Gouzon pour y faire quelques courses en prévision de notre pique-nique. Quelques 40 kilomètres plus loin, nous nous sommes accordés une pause bien méritée à l’étang de La Roussille, dans la commune de Châtelus-Malvaleix, où nous avons pu nous baigner et nous détendre avant de continuer notre périple.

Au menu pour le pique-nique :

  • Pour les bipèdes : carottes râpées – sandwich chèvre/pruneaux – bière locale – compote.
  • Pour les quadrupèdes : viande crue.

Cette agréable pause passée, nous avons repris notre chemin et avons installé notre campement dans une forêt environnante.

Le lieu était sûr, permettant aux animaux de gambader librement tandis que nous nous amusions à piloter notre drone. Le vol d’essai s’est vite transformé en une sorte de course autour des roundballers.

Alex s’est endormi rapidement tandis que je me plongeais dans la lecture de mon nouveau livre, « L’Art subtil de s’en foutre » de Mark Manson.

Jour 7: Bonnat – Crozant | 27 kilomètres.

Lors de notre dernier réveil de cette semaine de cyclotourisme en Creuse, nous avons plié le campement sous l’œil d’un rapace majestueux.

Alex, prenant l’initiative, a choisi un itinéraire forestier pour éviter un détour inutile. Nous partons en session 4×4, la bicloutte galère (ou c’est moi.), la remorque galère (ou c’est moi aussi.) en tout cas, je râle… Très fort.

Une fois retrouvée la route, Alex était ravi (et trop mignon) de cette petite aventure cross-country. Le paysage redevenait celui que nous chérissions, parsemé de petites routes qui serpentaient à travers des champs fleuris et des arbres, offrant des vues charmantes et apaisantes.

À dix kilomètres de boucler notre circuit, nous avons décidé de savourer pleinement ces derniers moments en tant que Syklopattes sur nos vélos. Nous avons pris un petit-déjeuner dans la charmante commune de Fresselines, où j’ai découvert une pâtisserie délicieuse, le jésuite, qui a comblé mon palais et me faire prendre les calories d’une rude montée anticipée que j’ai grimpé 500 m plus loin.

Fière de mon effort, je me suis laissée glisser avec joie à travers le paysage pastoral entourant Crozant.

Voilà, il est temps de déclipser les sacoches et de charger le matériel en voiture. Les animaux ont été géniaux. Nous nous félicitons tous les quatre de ces 7 jours de cyclotourisme. Après cette semaine de détente envoûtante, difficile de dire au revoir à ce département. Ce n’est qu’un au revoir. J’ai très envie de retrouver le creux des bras de cette nature ronde, apaisante et chaleureuse. 

Un territoire rempli de bonnes vibrations. Il n’y a rien, mais le rien fait qu’il reste le tout. La simplicité, l’humanité, la vie. 

Je suis rechargée et heureuse que les Syklopattes continuent de vivre en chacun de nous. Il nous suffit de clipser les sacoches (et le panier), de chevaucher nos biclous pour qu’en quelques minutes nous nous évadons de nouveau sans limites 💜

LISTE DE MATERIEL :

Lucie Vêtements et soins :

  • 2 hauts : Un teeshirt en coton et un maillot I-Dog
  • 2 bas : Un cuissard de trail décathlon
  • 1 brassière de sport
  • 5 culottes de sport
  • 1 paire de chaussettes
  • 1 paire de chaussures de randonnée pieds nus
  • 1 casquette de sport
  • 1 paire de lunettes
  • 1 brosse à dents
  • 1 brosse à cheveux
  • 1 savon naturel
  • 1 urinette

Alex Vêtements et soins :

Couchage :

Vélo :

Animaux :

NOTRE PARCOURS :

  • Jour 1 : Crozant ➡️ Maubrant 🚲 37 kilomètres
  • Jour 2 : Maubrant ➡️ Bourganeuf 🚲 49,7 kilomètres
  • Jour 3 : Bourganeuf ➡️ Royère de Vassivière 🚲 30,43 kilomètres
  • Jour 4 : Royère-de-Vassivière ➡️ Felletin 🚲 42 kilomètres
  • Jour 5 : Felletin ➡️ Lussat 🚲 49 kilomètres
  • Jour 6 : Lussat ➡️ Bonnat 🚲 55 kilomètres
  • Jour 7 : Bonnat ➡️ Crozant 🚲 27 kilomètres

L’itinéraire que nous avons emprunté est un itinéraire existant disponible sur le site de France Vélo Tourisme (327km). Une trace que nous avons globalement suivi, en adaptant parfois, si bon nous semblait. La trace existante est bien indiquée et permet de se laisser enmener sans doute sur cette grande balade.

Nous avons été enchantés par les routes de Crozant à Felletin, qui nous ont semblé féeriques.

Ci-dessous, la carte de notre itinéraire.

Pour vous, lecteurs :

  • Avez-vous déjà visité la Creuse ?
  • Avez-vous d’autres lieux cachés en France à recommander ?
  • Quelle région française devrions-nous parcourir à vélo ensuite ?

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3 réponses à « Évasion Nature : 7 Jours de Bivouac et Cyclisme en Creuse »

  1. Avatar de grettelrupprecht

    wow!! 78Évasion Nature : 7 Jours de Bivouac et Cyclisme en Creuse

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  2. Avatar de
    Anonyme

    Superbe article, bien développé, c’est chouette. J’adore la Creuse !!

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    1. Avatar de syklopattes

      Ravie que cet article vous plaise. Je comprends ! 😁

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exister, vivre intensément

« Voyager n’est qu’une manière parmi d’autres de naître toute sa vie « 

~Anonyme